Formation post-secondaire en entrepreneuriat agro-alimentaire

Mandat

Les programmes de formation en agroalimentaire de niveau secondaire,  en RDC, offrent peu ou pas de débouchés aux finissants. À peine 2% de ceux-ci sont admis à l’université, et le marché du travail n’offre à toutes fins pratiques pas de débouché. De plus, les programmes du cours secondaire sont théoriques et passablement désuets et préparent mal les finissants à la réalité du travail. De plus les méthodes pédagogiques sont archaïques et laissent peu de place aux initiatives des élèves. Finalement, les écoles manquent de moyens et de matériel pédagogique. Dans ce contexte, l’objectif était de développer un cours d’un an de niveau post-secondaire, axé sur la pratique, permettant aux élèves d’acquérir les connaissances et l’expérience requises pour leur permettre de démarrer avec succès une micro-entreprise dans le domaine agro-alimentaire (culture, élevage ou transformation). Le projet inclut l’identification des besoins, l’élaboration du programme, le développement du contenu, la formation des maîtres et l’implantation de méthodes de gestion d’établissement scolaires. Un soutien logistique a aussi été assuré à même le budget du projet, de façon à assurer que l’ITA de Mombele dispose d’installations adéquates et que des budgets seront disponibles pour aider à financer les entreprises mises sur pied par les finissants.

Solution(s) mise(s) en place

Le projet de formation a été réalisé en plusieurs étapes

1)   Diagnostic: cerner la problématique et définir la méthodologie et l’échéancier de travail;

2)   Analyse des besoins : analyse en profondeur des métiers visés, de façon à définir des profils d’habiletés précis pour les métiers relatifs à la culture, l’élevage et la transformation. De là, planification du contenu de l’année scolaire et à l’élaboration des contenus de cours. L’approche est concrète : en plus de cours au niveau des techniques agro-alimentaires, les participants reçoivent une formation de base en gestion et en entrepreneuriat, mais doivent en cours d’année lancer et gérer leur micro-entreprise, en profitant du « coaching » offert par les professeurs;

3)   Aménagement de l’école et mise en place de méthodes de gestion : organisation scolaire, gestion des ressources et planification des infrastructures requises;

4)   Formation des maîtres et développement des contenus. Quatre missions de deux personnes ont permis de  former les maîtres, tout en développant avec eux les contenus détaillés;

5)   État d’avancement : septembre 2003, l’année scolaire débute. Le projet entre dans une phase ou l’apport de SIM et des autres institutions consiste à renforcer les habiletés acquises par les professeurs et à les soutenir dans la mise en place et l’exécution du programme;

6)   Évaluation du programme, adaptation et mise en place dans d’autres institutions.

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